Se libérer de ses émotions
Véronique
Véronique

Créatrice de L'épanouissante et passionnée de développement personnel

Comment se libérer de ses émotions désagréables

Afin de se libérer de ses émotions, il est intéressant de comprendre le cycle de l’émotion.

Lorsque survient un évènement ou une pensée désagréable, il y a prise d’information et un cycle émotionnel commence.

Normalement, il se passe ce qu’on appelle une charge, sans le conscientiser on ressent de la peur, ou de la colère ou encore de la tristesse.

Alors l’organisme se met en tension, un cocktail biochimique se libère dans le corps, les muscles se contractent, la respiration et le rythme cardiaque s’accélèrent.
Le corps est prêt à réagir : Combat, fuite ou « paralysie »

Normalement, le cycle se poursuit par une décharge, qui comporte des manifestations physiologiques : sueurs, pleurs, mouvements… l’énergie disponible est dépensée, et l’émotion est conscientisée, alors nous disons « j’ai eu peur », « je ressens…. »,…

La respiration ralentit, les muscles et le corps se relâchent, une sensation de satisfaction et de bien-être peut alors survenir.

Ceci est un cycle complet, et c’est ce qu’il se passe dans le meilleur des cas.

C’est une façon de se libérer de ses émotions naturellement, sans volonté.

Malheureusement, bien souvent la décharge ne se fait pas, l’émotion est alors « emprisonnée » dans le corps, elle se cristallise, et notre « vase » émotionnel se remplit.

Parfois il y a un défaut de charge, l’émotion ne peut alors s’exprimer, il n’y pas de tension, ni de décharge.

Faites le point sur vos émotions grâce aux outils de la box 4 !

Les principales causes d’un cycle incomplet sont :

• Le contrôle de l’émotion
• L’évitement de l’émotion
• Le refoulement de l’émotion
• La répression de l’émotion

Nous avons ainsi, depuis notre enfance, bloqué, cristallisé, enfermé, un bon nombre de nos émotions qui n’ont pas pu s’exprimer et se libérer.

La décharge se fera à un moment ou à un autre, et l’émotion trop longtemps contenue, parfois plusieurs fois à cause de répétitions de scénarios, générera souvent une « explosion » provoquant des dommages, comme « la crise de nerfs », « le burn-out », et parfois pire…

Quelquefois on se défini avec un état d’âme particulier, sans plus savoir pourquoi on est comme ça, parce que ça fait si longtemps.

C’est un indicateur que nous avons usé maintes et maintes fois de stratégie de contrôle, d’évitement, de refoulement ou de répression de nos émotions.

Bien commencer sa journée

Comment se libérer de ses émotions ?

En faisant l’inverse de ce qu’on a l’habitude de faire (contrôler, éviter, refouler, réprimer) avec nos émotions, c’est-à-dire : accepter, accueillir, affronter, écouter, exprimer, et aussi aimer nos émotions.

L’émotion a un rôle, c’est un messager, bien souvent le message est une demande de changement.

Afin de libérer ses émotions à partir de maintenant, nous pouvons :

  • Ralentir, prendre le temps de les observer, de s’observer.
  • Être en présence avec ses émotions permet de mieux les écouter et/ou les affronter, ensuite de les accueillir, accepter de les laisser nous traverser, délivrer leur message, faire leur job !
  • Enfin, décharger, laisser s’exprimer les émotions, sans répression, c’est laisser le corps faire ce qu’il a besoin de faire : parler, pleurer, rire, crier, frapper (un coussin ou un punching ball), ou encore bouger vigoureusement, s’étirer, danser, chanter, courir ou dire merde !
  • Affronter ses peurs : explorer le pire du pire, et passer de la croyance d’une situation improbable et irrationnelle à une vision plus réaliste et positive, par exemple « ici et maintenant je vais bien ! »
    Si le pire du pire est la mort, et que cela est insupportable, bien que ça soit l’ultime expérience de chacun, une préparation à la mort peut être envisagée, comme le font une bonne partie de leur vie les moines bouddhistes.
  • Se défouler est un bon moyen de libérer ses émotions, la méditation active d’Osho est un bon exemple.
    Seul(e) chez soi, ou en forêt, ou encore en groupe avec la même intention, il est essentiel d’avoir des moments de décharge.
  • Ensuite, il est utile d’interpréter le message de l’émotion et de faire intervenir les changements nécessaires dans sa vie, afin d’éviter d’être à nouveau soumis aux mêmes schémas.

se libérer de ses émotions

Se libérer de ses émotions désagréables cristallisées

S’occuper des émotions désagréables d’aujourd’hui évitera de remplir davantage notre « vase » émotionnel, mais celui-ci est déjà bien plein de nos veilles émotions enfermées.

Afin de vider au maximum notre vase nous pouvons chercher à libérer nos vieilles émotions cristallisées.

Pour cela nous pouvons défiler notre vie à rebours et revenir à des situations où de l’énergie émotionnelle est restée bloquée.

Attention ! Pour tout évènement traumatique ce travail est à faire avec un professionnel de l’accompagnement.

Commençons par les souvenirs les plus proches pour ensuite aller vers les plus lointains.

En repensant à une situation particulière, un évènement qui a été désagréable, nous pouvons observer si le cycle s’est effectué complétement ou pas.
Si le cycle a été alors incomplet, s’agissait’ il d’un manque de charge ? ou d’un manque de décharge ?

Manque de charge = sentiment d’impuissance, l’énergie à évacuer ne s’est pas accumulée, malgré la situation.

Dans le cas d’un manque de charge :

En étant au calme et en sécurité, nous pouvons repenser à l’évènement en ressentant vivement dans con corps l’émotion (colère, peur ou tristesse), et laisser celui-ci se charger suffisamment pour ressentir une tension.

Si vous êtes allez trop loin et que c’est trop douloureux vous pouvez vous dissocier de l’expérience, c’est-à-dire vous voir en train de vivre l’expérience, et non être en train de la vivre, prenez de la distance, de la hauteur, et voyez-vous.

Ensuite, accepter, accueillir, écouter, exprimer, aussi aimer et remercier cette émotion pour l’information qu’elle nous donne.

Enfin, décharger comme vu précédemment.

dans le cas d’un manque de décharge :

En étant au calme et en sécurité, nous pouvons repenser à l’évènement en ressentant vivement dans con corps l’émotion (colère, peur ou tristesse), et la tension qu’elle génère.

Nous pouvons aussi tout simplement penser à quelque chose de similaire et ressentir l’émotion en question, colère, peur ou tristesse.

Revivre, charger et décharger une émotion du même ordre que celle vécue dans de vielles situations, parfois oubliées, peut permettre de libérer ses anciennes émotions cristallisées.

Il est toujours intéressant d’accepter, d’accueillir, d’écouter, d’exprimer, aussi d’aimer et de remercier cette émotion pour l’information qu’elle nous donne.
Enfin décharger comme il convient, jusqu’à évacuation des tensions, et sentiment de bien-être.

La décharge sera toujours écologique (protection de l’environnement familial, professionnel et social), n’hésitez pas à vous faire accompagner pour réaliser ce travail de fond.

la goutte qui fait déborder le vase

Quelques mots sur le vase émotionnel :

Nous avons tous notre vase plus ou moins rempli de nos petits soucis et petites contrariétés.

Quand le vase est déjà bien rempli, le moindre petit évènement peut être la fameuse « goutte qui fait déborder le vase ».

Un vase qui déborde n’est jamais bon pour soi et pour les autres, qui souvent ne comprennent notre hyper-réactivité face à a situation parfois bénigne.

Ils ne se doutent pas forcément qu’il s’agit d’une accumulation de petites ou grosses contrariétés, qui font qu’aujourd’hui on « pète les plombs » pour une broutille.

Parfois la crise est plus intérieure, une sorte de pétage de plombs interne, qui mène au burnout, à l’épuisement.

Il est de notre responsabilité, personnelle et sociale, de veiller à vider notre vase régulièrement de façon à améliorer notre bien-être, à ne pas se défouler sur nos enfants, notre conjoint(e) ou nos collègues.

Vider notre vase nous rend plus fort et plus résilient.

Une fois notre vase vidé au maximum nous sommes également en mesure d’accueillir le débordement des vases d’autrui.

Notre mari qui a passé une mauvaise journée, notre patron insatisfait des résultats de l’entreprise, ou encore notre enfant fatigué et en demande d’attention.

Se libérer de ses émotions permet ainsi de se sentir mieux, tout en permettant aux autres de se sentir accueillis.

Véronique Guédon
Maître praticienne en Hypnose Ericksonienne
Coach en développement personnel et professionnel

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